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Distributions de sachets pharmacie pour lutter contre les violences intra-familiales

 
 
Distribution de sachets pharmacie

La lutte contre les violences intra-familiales constitue un enjeu majeur pour lequel l’ensemble des services de l’État sont mobilisés.

La préfecture de l’Oise, le groupement de gendarmerie nationale de l’Oise, la direction départementale de la sécurité publique de l’Oise, l’Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) Pharmaciens des Hauts-de-France et l’association du centre d’information sur les droits des femmes et des familles 60 (CIDFF) se sont associés afin de lancer une campagne de prévention des violences intra-familiales.

Le souhait de porter l’action avec les pharmaciens s’inscrit dans la continuité du dispositif d’alerte en pharmacie qui avait été impulsé par le gouvernement pendant le 1er confinement. À cet effet, l’URPS Pharmaciens des Hauts-de-France, représentée par son Président, Monsieur Tempremant, et son représentant élu de l’Oise, Monsieur Darras, a répondu très favorablement à cette campagne de communication partenariale.

Ce sont 100 000 sachets qui vont être édités et répartis dans les 219 officines du département de l’Oise grâce au concours du Président de la chambre syndicale de la répartition pharmaceutique qui permettra d’assurer les livraisons, en faveur de chaque officine du département de l’Oise grâce à 6 points de dépôt. Le groupement de gendarmerie départementale approvisionnera très rapidement ces points de dépôt.

La préfecture de l’Oise a soutenu, par le biais de la direction régionale aux droits des femmes et à l’égalité, cette action portée par l’association CIDFF à hauteur de 4 000 € pour permettre l’édition de 100 000 sachets.

Ce mercredi 4 mai 2022 est lancée cette campagne de communication au profit des habitants du département à l’officine de Monsieur Cordier à Bresles, en présence de Corinne Orzechowski, préfète de l’Oise, Grégory Tempremant, président de l'URPS Pharmaciens Hauts-de-France, Tugdual Vieillard-Baron, commandant le groupement départemental de gendarmerie et Sandrine Forestier, référente VIF de la gendarmerie, Eric Heip, directeur départemental de la sécurité publique, Nathalie Hassini, déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité et Christine Guenet, directrice de l’association CIDFF.

Les sachets reprennent l’ensemble des numéros institutionnels, associatifs et le procédé de saisine de prise en compte et d’accompagnement des victimes.

Au-delà du 17 et du 114 (pour les personnes sourdes et malentendantes), de nombreux moyens sont mis en œuvre, au plan national mais aussi localement, afin de permettre aux victimes de violences intra-familiales, ainsi qu’aux témoins, d’alerter sur une situation.

  • En direction des femmes victimes de violences au sein du couple

Un numéro national d’écoute téléphonique, le 3919 assure ainsi une information à destination des femmes victimes de violences, à leur entourage et aux professionnels concernés. Le 3919 garantit une écoute anonyme et est gratuit depuis un poste fixe ou mobile, en métropole comme dans les DOMDépartement d'outre-mer.

Des dispositifs locaux d’accompagnement et de prise en charge, parmi lesquels figurent depuis le 8 mars 2022, le CIDFF qui a lancé un numéro de téléphone portable unique, accessible par whatt’s app. La plateforme est ouverte du lundi au vendredi de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 au numéro 07 68 31 16 26 et permet de s’entretenir directement avec deux juristes du CIDFF de l’Oise.

Ce dispositif permet d’« aller vers » toute personne habitant dans l'Oise afin qu’elle puisse bénéficier directement, des informations sur ses droits et être ensuite, si nécessaire et en fonction des situations, réorientée :

- soit vers la juriste du CIDFF de son secteur (avec une prise de rendez-vous directe via un agenda partagé au sein d’une des 25 permanences qui sont déployées dans le département.),

- soit vers un autre partenaire selon les démarches sollicitées (France Victimes 60, assistante sociale, 115,….).

  • En direction des auteurs de violences

Suite au grenelle des violences conjugales, le gouvernement a annoncé la création de 2 centres de prise en charge des auteurs de violences par région. L'Oise et la Somme bénéficient de la création d’un centre, lancé fin 2020, dont l'activité porte sur la création de centres de soins visant la prise en charge thérapeutique des auteurs de violences. L’AEM est gestionnaire de ce projet en partenariat avec Agena à Amiens, et l’ADARS à Beauvais. Ce projet est un volet supplémentaire aux stages de responsabilisation déjà existants.

Un numéro national 08 019 019 11 a été créé à l’attention des auteurs de violences, géré par la Fédération nationale d’accompagnement des auteurs de violence (Fnacav), ouvert du lundi au dimanche de 9 heures à 19 heures.

  • En direction des enfants, jeunes et parents en difficultés

Le 119, est le numéro d’appel national de l’enfance en danger. Il est ouvert 24h/24, 7 jours/7 et gratuit. Au bout du fil, les écoutants sont des professionnels de la protection de l’enfance, formés pour écouter, accompagner et agir. Depuis le 3 mai 2021, un tchat est mis à disposition des mineurs et aux jeunes majeurs de moins de 21 ans les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 15h à 19h et les mercredis de 13h à 19h. Le tchat se trouve dans la rubrique « Besoin d’aide ? » du site www.allo119.gouv.fr .

Enfin, le Gouvernement a soutenu en février dernier le lancement de l’application 3018, un nouveau point d’entrée pour signaler toute situation de cyberharcèlement des enfants, afin d’assurer une prise en charge rapide et globale de la victime. Le lancement de cette nouvelle application s’inscrit dans la droite ligne du plan de lutte contre le harcèlement lancé dès 2018 par le ministère autour de trois grands axes : prévenir, former et intervenir.